Penèlope 

Prenez une femme clown: vous la faites attendre le retour d’un mari qui vient de quitter son foyer pour s’en aller à la guerre. Vous lui donnez comme distraction une machine à coudre, des ciseaux, un mètre, et une quantité suffisante de fil qui lui permette, tout en cousant et tout en enfilant l’aiguille, de pouvoir oublier ses peines, et en même temps nous aider à oublier les nôtres. Résultat? Une version de la Guerre de Troyes qui n’a rien à envier à celle de l’illustre Homère et où il n’y manque ni les navires grecs, ni les citadelles inexpognables, ni les guerriers héroïques et leurs batailles, ni les îles attentives, ni les Calypsos voluptueses. Sans oublier le cheval qui donna la victoire aux troupes grecques et rendit célèbre son inventeur Ulysse. Il faut dire qu’ici, les victories ne se fêtent pas avec de gigantesques sacrifices de bœufs et d’agneaux afin de remercier les dieux, mais avec quelques coupes de champagne. Il faut dire aussi que la sonnette de la porte et quelque chanson populaire postérieure à Homère, se superposent souvent au bruit de la mer et au fracas des troupes. Et il est vrai, que même si la Pénélope en question ne s’exprime pas en hexamètres dactyliques, et qu’elle est plus effrontée et irrévérencieuse que l’originale, elle nous soude à nos chaise avec sa poésie dépouillée et laconique.

Mercedes Abad

 

 

Fiche Artistique

 

Clown
Pepa Plana
Conseil Magie
Màgic Lari
Musique Originale
Lluís Cartes
Costumes
Rosa Solé
Eclairage
Jordi Longueras
Atretzzo
Oriol Blanchar i Xavier Garcia
Photographie
Joan Sánchez
Production
La Vaca Flaca
Directeur Adjoint
Aina Tur
Clown Adaptation
Joan Busquets
Idée Originale

Pepa Plana

Direction

NOLA RAE

 

Ce qu'en dit la presse:



Et voici Pepa Plana: même si on ne la voit pas encore, la femme clown au grand cœur et aux galoches énormes, commence à nous conquérir avant même que les projecteurs s'allument, à l'aide d'un seul soupir. C'est vrai, il est impossible de ne pas se laisser conquérir par elle, impossible de ne pas finir complètement envouté par son énorme pouvoir de communication, et devant sa brillante capacité à mesurer le temps des gags, à savoir écouter le battement de cœur de la salle, et à faire que le spectacle respire au rythme de ce battement.

Joaquín Melguizo, Heraldo de Aragón, 5 Décembre 2009.

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